Bureau du Comité de Groupe : sécurité au travail, gouvernance et perspectives au cœur des échanges
Publié le 26 novembre 2025
Bureaux
Réuni le 25 novembre 2025, le bureau du Comité de Groupe a abordé plusieurs sujets majeurs : désignation d’un administrateur, situation préoccupante en matière de sécurité au travail, conditions des intérimaires et actualité du groupe. Une réunion dense qui met en lumière des alertes syndicales fortes
Gouvernance : une candidature écartée après débat
Deux candidatures au poste d’administrateur ont été examinées lors de la réunion. La direction juridique a jugé irrecevable celle d’Agnès Daney de Marcillac (membre CFDT), faute de respect des modalités formelles de candidature.
Après débat, une majorité des organisations syndicales (CGT, FO, CFE-CGC) s’est prononcée contre la validation de cette candidature, tandis que la CFDT et la CFTC y étaient favorables. La candidature n’a finalement pas été retenue.
La présentation d’Alain Said a également suscité des réactions, certains représentants regrettant un manque de contacts et d’échanges avec les représentants syndicaux depuis plusieurs années.
Sécurité au travail : des chiffres alarmants
Le point sécurité a mis en évidence une situation particulièrement préoccupante. En 2025, 19 décès liés à l’activité professionnelle ont été recensés, dont 14 accidents du travail et 5 accidents de trajet, impliquant salariés, intérimaires et sous-traitants, en France comme à l’international.
Les causes sont multiples : accidents de circulation, chutes de hauteur, électrocutions ou encore collisions avec des engins de chantier.
Au niveau national, les indicateurs de sécurité du troisième trimestre 2025 confirment ces inquiétudes, avec un taux de fréquence des accidents nettement plus élevé chez les intérimaires que chez les salariés permanents
Intérimaires et prévention : des alertes syndicales répétées
Plusieurs organisations syndicales ont alerté la direction sur le recours massif à l’intérim, souvent au détriment de la formation et de la prévention.
Le manque de sensibilisation à la sécurité, les barrières linguistiques sur certains chantiers et la difficulté à faire respecter le droit d’alerte (« savoir dire STOP ») ont été largement dénoncés. Des représentants ont souligné que ces pratiques pouvaient conduire à une banalisation du risque, voire à des situations où les salariés hésitent à signaler un danger par crainte de sanctions.
Actualité du groupe et perspectives
La réunion a également permis d’aborder plusieurs sujets d’actualité : nominations au sein du groupe, création de nouveaux postes de direction, acquisitions récentes et organisation des prochains entretiens avec les dirigeants des différents pôles.
Enfin, un projet de centre de formation CESAME dans le Val-d’Oise, avec une ouverture envisagée pour 2027, a été présenté comme un enjeu structurant pour les années à venir