Bureau du Comité de Groupe : sécurité, pouvoir d’achat et organisation du Groupe au cœur des échanges
Publié le 1 septembre 2026
Bureaux
Réuni le 3 juin 2026 à Nanterre, le bureau du Comité de Groupe France VINCI a abordé plusieurs sujets majeurs pour les salariés : hausse des prix du carburant, évolution de l’organisation de VINCI Construction, contentieux de Saint-Brieuc et suivi des compteurs d’annualisation. Des réponses concrètes restent attendues sur plusieurs de ces dossiers.

Hausse du carburant : des réponses toujours très inégales selon les pôles
La hausse du prix des carburants a également été au cœur des échanges.
Ce sujet avait déjà été porté au niveau du Groupe lors du Comité de Groupe de juin. L’ensemble des organisations syndicales avait alors demandé à la Direction générale de VINCI de prendre des mesures concrètes pour répondre à la nouvelle hausse du coût de la vie, notamment face à l’augmentation des dépenses liées à l’énergie et au carburant.
Lors du bureau du 3 juin, une prime carburant comprise entre 300 et 600 euros avait notamment été évoquée, dans l’attente des textes officiels permettant d’en préciser les modalités. La Direction rappelait alors le fonctionnement décentralisé du Groupe et le fait que les décisions relevaient des chefs d’entreprise.
Des mesures dans certains pôles, aucune initiative chez VINCI Concessions
Depuis cette demande collective, les situations se sont fortement différenciées selon les pôles.
Chez VINCI Energies, plusieurs divisions ont engagé des démarches ayant conduit à la mise en place ou à l’étude de mesures concrètes : primes de partage de la valeur, primes carburant ou autres dispositifs de soutien au pouvoir d’achat. Chez VINCI Construction, la situation est plus contrastée : certaines entreprises ont ouvert des discussions et des primes carburant ont notamment été mises en place dans certaines divisions, tandis que d’autres restent sur une position de blocage.
Chez VINCI Concessions, en revanche, rien n’a été fait à ce jour sur la prime carburant ou, plus largement, sur une mesure spécifique en faveur du pouvoir d’achat. Les principales sociétés concessionnaires d’autoroutes, notamment ASF, Cofiroute et Escota, n’ont engagé aucune démarche en ce sens.
Cette situation fait de VINCI Concessions le pôle qui se distingue aujourd’hui par son absence d’initiative sur ce dossier, alors même que des mesures existent déjà dans d’autres entités du Groupe.
Pour la CFDT, le fonctionnement décentralisé de VINCI ne doit pas conduire à créer des différences de traitement injustifiées entre les salariés. Lorsque des entreprises disposent des moyens nécessaires pour agir, elles doivent prendre leurs responsabilités.
La question est donc désormais clairement posée : pourquoi certains salariés de VINCI bénéficient-ils de mesures pour faire face à la hausse du carburant quand d’autres, ne voient aucune initiative engagée ?
La CFDT continuera à suivre la situation dans les différentes entreprises et à demander que des réponses concrètes soient apportées aux salariés.
VINCI Construction : une organisation qui continue d’évoluer
Le bureau a également été informé de plusieurs évolutions dans l’organisation de VINCI Construction.
Le pôle est dirigé par Patrick Sulliott, qui assure temporairement la responsabilité directe de la division Amériques-Océanie à la suite du départ de Patrick Kadri et de son remplacement par Stéphane Abry.
VINCI Construction compte 9 divisions, dont 4 exclusivement en France. Philippe Chavent est rattaché à Patrick Sulliott en tant que directeur général délégué de VINCI Construction chargé des divisions du réseau d’entreprises de proximité en France.
Sont notamment rattachés à cette organisation :
- Robert Bello, directeur général de la Division Route ;
- Hugues Fourmentraux, directeur général de la Division Bâtiment ;
- Laurent Nauche, directeur général de la Division Génie Civil ;
- Frédérique Guégan, directrice générale de la Division Réseaux.
Ces évolutions organisationnelles devront continuer à être suivies afin d’identifier leurs éventuelles conséquences sur les activités, l’emploi et l’organisation du travail.
Saint-Brieuc : un contentieux à 1,3 million d’euros
Le bureau a également abordé le contentieux concernant GTM Ouest à Saint-Brieuc.
VINCI a été débouté de sa demande en dernière instance. L’enjeu financier est estimé à environ 1,3 million d’euros. Les experts ont rappelé que la provision avait été constituée il y a une quinzaine d’années et que le Conseil d’État avait désormais rendu sa décision.
Il a également été précisé que ce contentieux n’a pas d’impact sur l’intéressement et la participation des salariés, la provision ayant déjà été absorbée à l’époque.
Compteurs d’annualisation : des données toujours difficiles à obtenir
Autre sujet qui concerne directement les conditions de travail : le suivi des compteurs d’heures d’annualisation.
Plusieurs directions refusent actuellement de transmettre les données demandées. Les entreprises citées lors du bureau sont Sogea, Chantier Moderne et Eurovia.
La Direction considère qu’aucune directive Groupe n’existe sur ce sujet et que la question relève du niveau local.
Pour autant, l’accès à ces données est indispensable pour permettre un suivi précis du temps de travail et vérifier la bonne application des dispositifs d’annualisation.
Des formations et des travaux à venir sur les enjeux sociaux
Enfin, plusieurs travaux sont programmés dans les prochains mois.
La formation du Comité de Groupe prévue en septembre 2026 doit notamment porter sur la transparence salariale et l’égalité professionnelle, l’emploi des seniors et la GEPPMM, l’actualité juridique et la situation économique des grands groupes. Une visite du chantier de Saint-Nazaire pourrait également être organisée.
Sécurité, pouvoir d’achat : des réponses concrètes sont attendues
Le bureau du Comité de Groupe confirme que plusieurs dossiers restent pleinement d’actualité : la sécurité des salariés, le pouvoir d’achat face à la hausse des prix et du carburant, mais aussi le suivi du temps de travail et les évolutions du Groupe.
Sur le pouvoir d’achat, les premières mesures prises dans certaines entreprises montrent qu’il est possible d’agir. La question est désormais de savoir quelles entreprises vont prendre leurs responsabilités et quelles réponses seront apportées aux salariés qui subissent, eux aussi, la hausse de leurs dépenses quotidiennes.
La CFDT continuera à porter ces revendications au niveau du Groupe et à suivre leur déclinaison concrète dans nos différentes entreprises.